LE COURRIER DES CLUBS AMATEURS

Les problèmes de championnat chez les jeunes
J'entraine le GFL 15 (Gramat, Figeac Lacapelle) saison commencée fin août, de cette date à fin février soit 6 mois nous avons disputé 8 matchs de 70' soit 560' de temps de jeu total, soit si ce temps de jeu est réparti sur 22 joueurs une moyenne d'une heure par mois. Comment intéresser les jeunes à ce sport ? Il me parait nécessaire de rassembler Philiponneau et Balandrade dans une 1ère phase (poule de 8 par exemple) sur la base des régles Philiponeau ce qui aurait l'avantage également de diminuer la longueur des déplacements, pour ensuite mettre en place une 2ème phase (poule de 4) les 4 1ers en Balandrade, les 4 suivants en Philiponeau. Ainsi on pourait peut-être intéresser un peu plus les jeunes qui veulent JOUER AU RUGBY.
Réponse de l'Amicale
En effet ce problème est évoqué régulièrement lors de nos déplacements et ce depuis plusieurs années déjà. Celà devient tout simplement de l'autisme et il faudrait que de temps en temps certains élus de la FD rendent des comptes... au Président Camou...

Sponsoring ? Mécénat ?
Qui peut commenter en terme de fiscalité ?
Comment un club peut-il procéder pour être éligible en mécénat ?
Des détails et des infos...merci.
Réponse de l'Amicale
Un dossier intitulé ''MECENAT/SPONSORING/PARRAINAGE'' figure dans la rubrique ''INFOS UTILES'' et ''FISCALITES des ASSOCIATIONS''

Le scolaire… que doivent faire les clubs…

Les clubs implantés sur des villes ou villages disposant d'écoles primaires et secondaires (collèges et lycées) se posent, souvent et de plus en plus, la question :
" que faire, avec quels moyens, quels supports ?"
"existe-t-il une politique spécifique à la ffr et dans les comités et si non pourquoi ? et si oui deux questions :
1 - qu'elle est elle ?
2 - y a t il synergie avec ces ou cette commission et les clubs sur site ?
Des questions en espérant des réponses.
Réponse de l'Amicale
Par délégation des Comités Territoriaux ou Ligues, les Comités Départementaux ont en charge le développement du rugby dans le milieu scolaire et notamment la collaboration club-école, les actions avec l'USEP, l'UGSEL, l'UNSS, l'application, le suivi et l'évaluation des conventions, les journées de masses, les autres formes de jeu à instaurer, à crédibiliser, à développer...
C'est la dynamique des Comités Départementaux qui valorise les relations avec le milieu scolaire. Certains ne font rien... D'autres comme le Comité Départemental de l'Hérault par exemple sont à la pointe sur les objectifs et dans l'action.
A chacun son rôle, à chacun sa place comme le souligne la plaquette FFR concenant les Comités Départementaux.
 http://www.ffr.fr/index.php/ffr/documentation/le_comite_departemental

Plan informatique… des prix cassés
On parle souvent de plan informatique mais celui dont on parle souvent en rugby est limité à la seule mise en place d'applications et non à une quelconque mise en place de tarifications dédiées aux clubs à travers des partenariats dégageant des ordinateurs à prix préférentiels et des abonnements téléphoniques et internet idem. Les opérateurs comme les vendeurs de matériel téléphoniques le font sur les grandes entreprises et le foot l'a fait aussi y compris en impliquant des partenaires (qui sont aussi au rugby). Les comités à 200 clubs et autant d'école de rugby... si vous contactez des fabricants soyez persuadé qu'ils vont bagarrer pour avoir le marché... si vous allez chez un opérateur téléphonique et vous lui proposez 100, 200, 500 abonnements il va baisser les prix....c'est donner aussi pour les clubs un + économique....
Réponse de l'Amicale
Certains Comités Territoriaux ou Ligues ont mis en place un système qui permet aux clubs de s'équiper de matériels informatiques à prix préférentiels.
Lors de nos déplacements, l'Amicale constate en effet que certains Comités Territoriaux ou Ligues sont plus dynamiques que d'autres...


Centrale d’achat
Peut-être pas au niveau de la ffr mais certainement à celui des comités il serait extrêmement important de travailler sur une centrale d'achat capable de proposer des prix extrêmement compétitifs pour tous les équipements textiles.
Maillot, short, bas pour le moins .
Certes pas de monopole afin de ne pas tuer les efforts de certains partenaires de clubs il n'en reste pas mal que l'on peut casser les prix.... un essai sur les écoles de rugby par exemple peut emmener les tenues à moins de 8 euros le maillot, 2 euros les bas et 4,5 les short soit un équipement tournant autour de 15 euros, protège dent en prime (qualité comprise)
Pourquoi s'en passer ?.... les néo-zélandais le font au niveau du scolaire......
Réponse de l'Amicale
Tu poses la question et tu réponds en même temps... Les dirigeants de club n'apprécieraient pas que les Comités puissent interférer sur un point sensible qui est le partenariat. Pour celà, il faut fonctionner en confiance totale...

Le rugby amateur oublié des médias
Le rugby amateur est aujourd'hui oublié des médias. La presse ne publie les résultats que le lundi parfois le mardi mais ne diffuse sinon sur le local des clubs aucun descriptif des championnats et lors des phases finales le samedi ou le dimanche matin on a du mal à savoir qui joue ou....les comités sont ils en contact avec les organes de presse ? les radios sont elles prospectées pour une exploitation des championnats ? à l'heure de la communication "plein pot" force est de reconnaître que le rugby est en retard .... voulu ? certains disent oui ! contraint ? manque de spécialistes ? peut-être ! reste que même sur le minimum comme l'exploitation d'un site internet tout le monde peut constater un manque proche du vide très surprenant hier particulièrement inquiétant aujourd'hui, catastrophique pour demain.
Réponse de l'Amicale
IL est indéniable qu'il manque au sein de la FFR une personne ou une commission qui puisse faire du lobbying. Un lobby est un groupe de pression qui tente d'influencer l'établissement des normes, des décisions pour favoriser ses propres intérêts. On parle aussi de groupe d'intérêt ou de groupe d'influence.
Dans le cadre de la formation des dirigeants, certains comités ont mis en place un module de formation intitulé : "Comment mieux communiquer avec les médias ?"

Dimension des terrains
Fut un temps Guy Roux avait calculé que pour ne pas que le rugby vienne sur son stade il fallait dimensionner la pelouse au minimum des mesures réglementaires pour le foot, trop justes pour l'ovale).
Beaucoup de municipalité et non des moindre (Toulouse) le font et l'on voit des terrains inadaptés au rugby... la ffr devraient intervenir à travers tous leurs comités pour décliner sur les municipalités les mesures du rugby...dans les patelins émergeants de la couronne toulousaine peu de stade neufs sont adaptables au rugby....volontairement ? ils disent non mais n'en pensent pas moins !
Réponse de l'Amicale
Il me semble que nous sommes là aussi dans le domaine du lobbying... Le milieu rugbystique doit devenir plus puissant pour pouvoir intervenir auprès des collectivités locales et territoriales et permettre au rugby d'utiliser toute pelouse gazonnée notamment avec le surdimensionnement des terrains pour les écoles de rugby qui manquent désormais de terrains gazonnés.

Structuration géographique
la ffr et les comités devraient s'inquiéter (comme e font les autres fédé dont le foot) de structurer géographiquement en investissant les patelins de plus de 2000 ha n'ayant pas de rugby ou surtout les villages émergeants des couronnes des grandes villes...les pros devrait y faire des matches amicaux à titre promotionnel et leur juniors et cadet s'en servir de base au titre du prospect et animation...
Ex : Montpellier qui incontestablement n'a pas ou peu de club autour et intra-muros (le Languedoc pourrait y promener ces boucliers gagnés artificiellement à travers ces bidouillages-couplages de poule)....
Réponse de l'Amicale
C'est de la compétence des Comités Territoriaux ou Ligues. Je pense que vous l'avez bien compris, les Comités Territoriaux ou Ligues organisent leur championnat à leur guise, mettent en place leur politique de communication à leur guise avec l'aval de la plupart des clubs (mode d'élection par procuration oblige !)

Formateurs ou affineurs
Les joueurs de rugby sont comme les fromages. Il y a le bon paysan qui tire le lait et fait le fromage et le vendeur qui affine et qui rêvent...le club amateur forme se fait piquer pour rien son joueur et le pro affine , utilise et rêvent...et ne forme plus aucun joueur de son secteur...on devrait obliger les pros à avoir des équipes de benjamins à juniors composées de gamins nés dans la ville ou à moins de 20 km , équipes en plus de leurs "écuries" composées de gamins pillés lors des sélections (financées par les comités dont les clubs amateurs) de tous les comités....les pros ne font pas de la formation mais de "l'affinage"... c'est bien mais c'est pas suffisant.
Réponse de l'Amicale
Un des objectifs de l'Amicale est de proposer un projet concernant les clubs formateurs...
C'est un des thèmes majeurs de l'Amicale pour la saison 2009/2010. L'Amicale pense qu'avant de parler d'indemnités de formation, il faut parler de protection des clubs formateur et donner une définition à ''club formateur''. Les discusions et le projet sont en cours...

Informatique et comités
A l'heure de l'informatique on peut s'inquiéter, déplorer et/ou regretter que la ffr n'aient pas "travaillé" sur une maquette de site qu'elle aurait décliné , ensuite, dans les comités régionaux...restait à ces derniers de les personnaliser en couleur, blason, etc....on constate que des comités n'ont pas de supports internet, d'autres des blogs enfin certains et non des moindre des sites peu consistants et quasi vide sinon inactifs au point que ce sont montées des sites et forum officieux...y a t il un monsieur "informatique" dans le rugby...il semble que non ....au boulot ! mais quel retard !
Réponse de l'Amicale
En effet, à l'heure d'internet, certains comités ne sont toujours pas sensibilisé par ce mode de communication...
Le mode d'élection actuel au sein de la FFR ne favorise pas la dynamique des Comités Territoriaux ou Ligues. Ce mode d'élection favorise surtout le clientélisme au lieu de l'action.

Comités et région administratives
La législation française (à vérifier) devait obliger toute dénomination "régionale" à se calquer sur la région administrative (on avait entendu parler d'une date max d'application)
Dans la découpe des comités du rugby français on relève de nombreux cas de non-application de cette directive.
ex : l'Armagnac-Bigorre (Gers et Haute Pyrénées), le canton nord du lot et le club de Capdenac sont dans des entités ou constituent des entités dites régionales autre que Midi Pyrénées.
Le Roussillon n'est pas couplé avec le Languedoc et la cote basque et le Béarn sont indépendant de la cote d'argent....région aquitaine ....
Question : est-il prévu une date butoir d'application de la directive de calquage des entités dites "régionales" sur la région administrative correspondante ? cette question est-elle en travaux à la ffr et qu'en pensent les dirigeants de la ffr.
Réponse de l'Amicale
La plupart des présidents des Comités dits ''territoriaux'' n'y sont pas favorables et font du lobbying auprès de la FFR afin de garder le pouvoir dans leur microcosme (Roussillon, Béarn...).
Le mode d'élection actuel au sein de la FFR favorise surtout le clientélisme et ce n'est que par la loi que les comités dits 'territoriaux'' deviendront ''Ligues''.
Il faut savoir que Pierre Camou n'a pas besoin de la loi pour mettre en place cette mesure mais face au lobby en aura-t-il le courage ?
 
Les emplois générés par les partenaires des clubs PRO
Les partenaires des clubs "pros" génèrent des emplois.
Les joueurs de ces entités ne les exploitent pas !
Question : est-il prévu la gestion de ces emplois et leur redéploiement vers le monde amateur ?
Si oui sont-ils gérés par la Ligue, les Comités, une structure dédiée ?
Si non la FFR et les Comités planchent-ils sur cette question et si toujours non : pourquoi laissent-ils partir dans la nature et en période de crise ses opportunités particulièrement indispensables au monde amateur ?
Réponse de l'Amicale
Tu proposes une bourse à l'emploi destinées en particulier aux joueurs de rugby des clubs amateurs via les partenaires des clubs pro. C'est une idée très intéressante pour établir une vraie collaboration entre le rugby professionnel et le rugby amateur. Toutefois l'idée c'est 5%, l'action 95%...
L'Amicale, si elle parvenait à se développer sur toutes les régions et à se professionnaliser (permanence)  pourrait éventuellement reprendre cette idée...
 
Partenariat FFR : déclinaison vers les clubs
La FFR et les institutions régionales disposent de partenaires. Quelles sont les déclinaisons vers les clubs ?
Ex : Sport 2000 (fournisseur officiel FFR)... ristournes clubs, partenariats avec le club de rugby de la commune où l'enseigne est installée...etc ??????
Réponse de l'Amicale
Aucune déclinaison vers les clubs n'existe... Cette idée est très intéressante. L'Amicale proposera cette idée à la FFR

Rencontre du dimanche
1) Le monde télévisuel, parlez-moi de cet outil tueur de sensations.Qui se souviendra de cette bonne odeur de camphre, passé avec méthode sur les cuisses des joueurs, des effluves poivrées des grillades, et du bon demi de la mi-temps, qui,rejoignez votre canapé pour regarder un rugby épuré de toutes les valeurs sociabilisantes.
2) Je pense qu'il est grand temps que les intérêts des clubs PRO cessent de réduire à néant tout le travail des bénévoles du rugby amateur. Les matchs diffusés le dimanche après midi pénalisent et impactent très fortement sur les recettes "entrée" source de revenus parfois unique des petits clubs. Je pense que les petits clubs sont trop souvent sacrifiés sur l'autel des intérêts supérieur
3) Le Secrétaire Général du SPS Rugby de Fédérale 2 s'insurge au sujet des rencontres de Pro D1 et Pro D2 télévisées le dimanche... Qu'en pense-vous ? 
Réponse de l'Amicale
Sans état d'âme, l'Amicale répond qu'elle est contre la diffusion des rencontres PRO le dimanche, qu'elle s'emploie à le faire savoir, qu'elle fait du lobbying sur le sujet  et qu'elle prendra ses responsabilités le moment venu.

LA PETITE HISTOIRE DE ''GOD SAVE THE QUEEN''

On ne pourra plus jamais écouter God save the Queen, sans penser à cette petite plume .......

Au moment où l'Angleterre, sous l'étiquette "Grande Bretagne", a utilisé les J.O pour proclamer la fierté de son passé (avouable), ce qui suit traite d'une question... dont il ne peut être question. 
Une petite histoire qui fait apprécier différemment la grande histoire : 
 
Tout commence en janvier 1686, où Louis XIV tombe subitement malade. Il semble qu'il se soit piqué en s'asseyant sur une plume des coussins qui garnissaient son carrosse déclenchant un abcès à l'anus, qu'il aurait fallu immédiatement inciser pour éviter que la blessure ne s'infecte. Mais les médecins du roi, épouvantés à l'idée de porter la main sur le fondement de la monarchie - si j'ose m'exprimer ainsi - optèrent pour des médecines douces, type onguents. Ces méthodes ne donnèrent aucun résultat. Tout cela dura près de 4 mois et les douleurs royales ne cessaient pas ! 
Brusquement, vers le 15 mai, les chirurgiens, verts de peur, soupçonnèrent l'existence d'une fistule. Ce fut l'affolement général. Finalement, le 1er chirurgien FELIX de TASSY (appelé simplement FELIX) décide d'inciser et "invente" un petit couteau spécial, véritable pièce d'orfèvrerie dont la lame était recouverte d'une chape d'argent. Mais il fallut encore 5 mois pour fabriquer ce petit bijou... L'opération eut lieu le 17 novembre - sans anesthésie !!! - Il faudra encore 2 autres incisions (la plaie ayant du mal à se refermer pour cicatriser) pour qu'enfin à la Noël 1686, on puisse déclarer le roi était définitivement sorti d'affaire... et mettre fin aux rumeurs qui, à l'étranger, se propageaient disant que Louis XIV était à l'agonie. 
Dès l'heureuse issue de l'intervention connue, des prières furent dites dans le royaume et les dames de Saint Cyr (création de Mme de MAINTENON devenue épouse morganatique) décidèrent de composer un cantique pour célébrer la guérison du roi. La supérieure, Mme de BRINON (nièce de Mme de Maintenon) écrivit alors quelques vers assez anodins - on est loin de Paul VALERY ou Charles PEGUY - qu'elle donna à mettre en musique à LULLI : 

Grand Dieu sauve le roi ! 

Longs jours à notre roi !
Vive le roi. A lui victoire,
Bonheur et gloire ! 
Qu'il ait un règne heureux 
Et l'appui des cieux !

Les demoiselles de Saint Cyr prirent l'habitude de chanter ce petit cantique de circonstance chaque fois que le roi venait visiter leur école. C'est ainsi qu'un jour de 1714, le compositeur HAENDEL, de passage à Versailles, entendit ce cantique qu'il trouva si beau qu' il en nota aussitôt les paroles et la musique. Après quoi, il se rendit à Londres où il demanda à un clergyman nommé CARREY de lui traduire le petit couplet de Mme de BRINON. Le brave prêtre s'exécuta sur le champ et écrivit ces paroles qui allaient faire le tour du monde :

God save our gracious King,
Long life our noble King,
God save the King!
Send him victorious
Happy and glorious
Long to reign over us,
God save the King !

Haendel remercia et s'en fut immédiatement à la cour où il offrit au roi - comme étant son oeuvre - le cantique des demoiselles de Saint Cyr.

Très flatté, George 1er félicita le compositeur et déclara que, dorénavant, le God save the King serait exécuté lors des cérémonies officielles.

Et c'est ainsi que cet hymne, qui nous paraît profondément britannique, est né de la collaboration : d'une Française (Mme de BRINON), d'un Italien (LULLI), d'un Anglais (CARREY) , d'un Allemand HAENDEL naturalisé britannique et ... d'un entre-fesses Français, celui de sa Majesté Louis XIV.
Un hymne européen en fait…

A quoi tiennent les choses: 

Si Louis XIV ne s'était pas mis, par mégarde, une plume dans le derrière, quel serait aujourd'hui l'hymne britannique ?

1 - PUBLICATION DE PROPOS DIFFAMATOIRES SUR SITE INTERNET

RESPONSABILITE DU PRODUCTEUR D'UN SITE INTERNET LORS DE LA PUBLICATION DE PROPOS DIFFAMATOIRES (Juriprudence)

Le président d’une association en tant que « producteur » de son site internet, n’est responsable des commentaires des internautes que s’il a eu connaissance de leur contenu avant leur mise en ligne, ou s’il n’a pas agi promptement pour les retirer dès qu’il en a eu connaissance. C’est ce que rappelle la Cour de cassation dans son arrêt du 30 octobre 2012.

Dans cette affaire, le président d’une association locale avait publié sur le blog de l’association le message d’un internaute pouvant laisser penser que le maire d’une commune avait des intérêts personnels dans la réalisation d’une opération immobilière sur le territoire de celle-ci. L’auteur du message diffamatoire n’avait pas été identifié. La cour d’appel avait alors retenu la responsabilité du président de l’association au motif que celui-ci devait être considéré comme l’auteur principal du message dès lors qu’il assume aux yeux des internautes et des tiers la qualité de producteur du blog de l’association.

L’arrêt est cassé par la Cour de cassation qui rappelle que la responsabilité d’un producteur de site internet n’est engagée que s’il a eu connaissance du contenu des messages des internautes avant leur publication, ou s’il s’est abstenu d’agir avec promptitude pour les retirer dès qu’il en a eu connaissance.

L'ERE des RUPTURES de Jacques VERDIER

Le départ de Bernard Lapasset (17 ans à la tête de la FFR), celui de Serge Blanco (10 ans aux commandes de la Ligue) sonne l'ère des ruptures. Et la question, aujourd'hui, n'est pas tant de savoir qui va les remplacer (Camou, Boujon ? pour Lapasset; Wolf, Lux, Perez ? pour Blanco) que de comprendre quelle politique doit être mise en oeuvre pour poursuivre et même accélérer le travail accompli. Ici, et au risque de me faire quelques ennemis, je professe que la Ligue, plus jeune, plus dynamique, plus soucieuse de coller au monde de l'entreprise, a mieux amorcé le virage de la modernité, que la FFR, trop longtemps engoncée dans un monde de fonctionnement laborieux, mollasson, conservateur. Non que tous les dirigeants fédéraux soient à jeter aux orties ! J'en connais de formidables. Mais la lourde institution mériterait aujourd'hui d'être dérangée, repensée, violée afin de se lancer résolument sur le chemin des fameuses réformes. On me rétorquera qu'ici, comme toujours, comme partout, c'est le futur chef qui donnera le ton des mesures à prendre, impulsera ou non la dynamique idoine et qu'il ne sert à rien de décliner la liste trop longue des réformes à mener tant qu'une ligne n'est pas définie, un grand dessein envisagé. N'empêche ! Elles sont devenues si indispensables que même un grand journal économique comme ''Les Echos'' témoignait de l'urgence dans son édition de ce matin : ''La FFR va devoir passer à la vitesse supérieure, écrivair Alain Echegut, si elle veut que le rugby se développe en France, pour devenir un sport national (...) Cela signifie aussi que soit réglé le problème du calendrier (...) du rugby à 7 (...) le problème récurrent de l'arbitrage (...) des règles, pour que l'affrontement cesse de prendre le pas sur l'évitement (...) du dopage (...) la structuration de l'offre marketing..." A quoi on pourrait ajouter, les réformes liées au rugby amateur, à la formation, à la promotion de ce sport, au quota des joueurs étrangers dans les clubs pros et amateurs, aux centres de formation, aux stades qui ne répondent plus à l'attente du public, aux lycéens qui ne savent où jouer, à l'absence de contre-pouvoir, aux décisions iniques trop souvent qualifiées de ''fait du Prince'', aux amitiés un peu louches et aux petits arrangements entre amis. De quoi largement relever quelques mêlées dans les mois à venir...

TOI AUSSI, MA FEDERATION !

La lecture de la presse rugbystique, ces dernières semaines, nous amène à faire un parrallèle avec celle des Douze César de Suétone, qui nous éclaire sur la vie des premiers empereurs romains, qui se sont succédés après le ''divin Jules'', fondateur de l'Empire. On se demandera quel rapport peuvent bien avoir Auguste, Néron ou Caligula avec le rugby en général et sa Fédération Française en particulier ?
A priori, l'occupant de la rue de Liège n'empoisonne pas les opposants et les banquets fédéraux ne ressemblent pas aux orgies romaines (ne croyez pas les mauvaises langues...). Il existe pourtant un point commun frappant entre les moeurs du Ier siècle après Jésus-Christ et celles en vogue dans la Gaule du IIème siècle après William Webb Ellis.

On apprend, ou plûtôt il se confirme que le bon président Lapasset, du fond de son confortable fauteuil de président de l'IRB, organise tranquillement sa succession à la tête de la Fédération française de rugby. Comme ces empereurs qui désignaient, en l'adoptant, ceux qui leur succédaient, Bernard Lapasset a déjà tout prévu. C'est donc Pierre Camou, fidèle d'entre les fidèles, actuel vice-président de la FFR, qui devrait prendre place sur le trône laissé vacant, selon une tradition impériale bien établie. On se souvient que le même Bernard Lapasset avait été désigné par Albert Ferasse pour prendre la suite. A cet égard, on poursuivra la métaphore impériale en rappelant que la FFR a, elle aussi, connu ses Brutus. Le regretté Jacques Fourroux, pourtant couvé par Albert Ferrasse et promis à un brillant avenir fédéral, paiera cher sa tentative de prendre le pouvoir sans attendre qu'Albert 1er ne le lui octroie. Impatiente jeunesse...

L'épisode 2008 de la succession présidentielle voit, comme toujours, poindre le vent de la révolte des opposants, ces sénateurs rabaissés au rang de faire-valoir, privés de leur pouvoir par le président qui tient plus du premier consul que du ''primus inter pares''. Cette année, l'étendard de l'opposition est tenu par Jean Louis Boujon, président du comité territorial d'Ile-de-France, fort du soutien de Serge Blanco. Ce dernier, qu'on disait candidat il y a peu, a préféré une stratégie plus discrète et, peut-être, plus efficace : les contentieux entre la ligue nationale et la Fédération ont crée des inimitiés que Serge Blanco n'aurait sans doute pas réussi à effacer pour accéder à la présidence. Aussi, ce dernier avance-t-il semi-masqué. Mais, comme il y a 2000 ans, il existe des recettes infaillibles pour faire retomber la révolte : une promesse de poste ''à responsabilité'' a donc été faite à Jean Louis Boujon en échange de son allégeance à Pierre Camou. On se réjouira cependant que les pratiques les moins acceptables de la Rome antique n'ont pas survécu à la chute de l"empire. Jean Louis Boujon n'aura donc pas à faire goûter sa nourriture avant de la manger...

Antoine Aymond (Courrier des lecteurs Midi Olympique du lundi 20 mai 2008)